REVUE DE L’ASSURANCE N°44

Dans le présent entretien, le consultant et formateur M. Yaddadene Mohamed, aborde l’obligation légale de couvrir les projets d’industrie et de concession automobile. Il met en avant l’intérêt des sociétés d’assurance d’accompagner ces projets. Pour lui, chaque étape du processus commercial ou industriel a besoin d’une couverture par une assurance spécifique.

M. Yaddadene Mohamed : Toutes les activités, selon les types de projets, sont soumises à la souscription des assurances en appli- cation des dispositions de la Loi sur les assurances, tous les risques industriels, les bâtiments, les risques de gestion, les équipements, etc. Tous les matériels roulants doivent être assurés, selon la nature des équipements.

Que ce soit des projets d’importations ou d’industrie, chaque opération nécessite une couverture, à commencer par les installations et le processus de fabrication. Puis, dès la sortie d’usine, le transport est assuré jusqu’à l’opération finale, qu’elle soit commerciale ou industrielle. Ceci, sans oublier l’assurance automobile qui représente un volume d’affaires important où certains concessionnaires négocient et contractent des conventions avec des sociétés d’assurance, selon des conditions et, surtout, des avantages clients quand ces derniers optent pour ce choix au moment de la livraison des véhicules ou des engins.

Les besoins sont importants et liés à tous les risques sus- mentionnés. D’abord, on doit assurer les marchandises transportées, depuis la sortie d’usine jusqu’à la mise en entrepôt, en stock ou au débarquement… (véhicules roulants, machines, équipements). Par la suite, tous les risques doivent être couverts, au sein du concessionnaire concerné, pour faire face à toutes les situations ou sinistres pouvant survenir. De nos jours, chaque étape du processus commercial ou industriel a besoin d’une couverture par une assurance spécifique. Y sont inclus : la gestion de l’entreprise, ses infrastructures, ses équipements, ses moyens techniques et sa gestion y compris le volet informatique.

Là, je pense que c’est un processus négocié entre les concessionnaires et les sociétés d’assurance, dans une logique de mise en concurrence ou appels d’offres répondant à un cahier des charges qui pourrait définir les besoins des concessionnaires selon la spécialité des assureurs, avec une large couverture de tous les risques possibles (trans- ports, industriels, avaries, pertes, vols, incendies, dégâts des eaux, catastrophes naturelles…). Rien ne doit être laissé au hasard, pour assurer la plus large couverture possible.

Il y a, d’abord, l’intérêt de leurs clients. La couverture de tous les risques favorise et protège le concessionnaire dans son programme pour faciliter son activité et répondre à son fonctionnement. En cas de problème, le remboursement des dégâts subis et dûment constatés, à travers l’expertise. D’autre part, exerçant une activité commerciale, les assureurs diversifient leurs portefeuilles et engrangent aussi des bénéfices financiers considérables. Cela serait plus bénéfique encore, à travers les placements qui, à leur tour, augmentent l’épargne publique et financent d’autres projets économiques.

Ce sont des choix stratégiques, je pense que chaque client doit élaborer son cahier des charges et le soumettre selon les capacités des sociétés à un appel à la concurrence pour avoir un choix plus large. Maintenant, si la loi permet aux assureurs de partager les risques, c’est à étudier, tout en restant dans le respect de la loi sur les assurances et le code des marchés.

Le plus important, c’est la couverture des risques pour les opérateurs concernés. En plus, chaque société peut faire appel à la réassurance pour faire face aux risques cou- verts.

Tout le processus d’accompagnement, à travers les polices d’assurances contractées constitue des exemples. On peut citer, en premier lieu, l’assurance Transport, en cas d’ava- ries ou de tempêtes en mer ou que le navire soit obligé de se délester de sa cargaison pour éviter le pire. En assurance, on doit couvrir largement tous les risques, pour toutes les activités. En plus du volume d’affaires que cela procure, à travers l’assurance automobile obligatoire, avec les particuliers. Il est vrai qu’on a tendance à ne pas y penser et même à négliger des aspects de l’assurance vus à travers le coût mais, un sinistre suffit à remettre les idées en place pour se conforter dans son choix de s’assurer.

Par ailleurs, les exemples autour de l’apport positif et des avantages des assurances en rapport avec le développe- ment de l’industrie automobile ne manquent pas aussi bien dans les pays occidentaux qu’asiatiques.

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