M. Abaïdia Mohamed, enseignant-chercheur et éleveur aquacole
L’ASSURANCE SUR LES MALADIES DES MÉTIERS AQUACOLES EST « LE GRAND ABSENT »
De l’avis de M. Abaïdia Mohamed, enseignant-chercheur à l’Université de Khemis Miliana (Blida) et président de la coopérative El Faddae El Azrak (Espace Bleu) d’élevage aquacole, « il faut, pour bien assurer les aquaculteurs, faire appel à plusieurs compagnies d’assurance et de réassurance, créer une concurrence et mettre sur le marché des produits avec des tarifications raisonnables pour les investisseurs-éleveurs et producteurs, en milieu marin mais, aussi, pour l’élevage en milieu continental. »
Pour ce qui est de l’aquaculture continentale, en général, et les coopératives aquacoles, plus particulièrement, nous sommes intéressés et demandeurs de l’assurance du cheptel mais, aussi, de la matière vivante, soit les alevins soit les poissons », a indiqué M. Abaïdia que nous avons rencontré en marge du 9ème Salon international de la pêche et de l’aquaculture (SIPA).
Notre interlocuteur propose également « l’assurance sur les risques du métier, étant donné qu’on exerce un travail dans des profondeurs, plus ou moins différentes. Alors, il est impératif d’assurer les ouvriers. »
Une autre assurance qui s’impose, insiste-t-il, « c’est celle concernant les maladies liées au métier d’élevage aquacole, où il est question généralement de maladies cutanées qu’on peut contracter en restant de longues heures dans des eaux pratiquement stagnantes et spécialement dans le milieu aquacole continental. » « En notre qualité de coopérative agricole, nous soulevons le problème des assurances sur les maladies liées au métier et nous essayons, de ce fait, de provoquer le débat autour du sujet », relève- t-il. Car, s’inquiète-t-il, « nous parlons toujours de souscrire des assurances pour les équipements et tout ce qui est matériel, mais on ne parle jamais d’assurer la santé des ressources humaines. » En guise de conclusion, M. Abaidia indique qu’« il y a un déficit, en matière d’experts dans le domaine de l’assurance aquacole, et nous demandons, donc, à ce que soient formés des experts en la matière. »
Habiba Ghrib