Mme Kaouah Kaid Yasmine, Directrice de la Communication à la CAAT:
L’ASSURANCE DANS LES PROCÉDURES D’INVESTISSEMENT, UN MAILLON CRUCIAL
Mme Kaouah Kaid Yasmine, Directrice de la Communication de la Compagnie algérienne des assurances (CAAT), fournit, dans cet entretien, des détails sur la nouvelle Convention-cadre signée avec l’Organisation Algérienne pour le Développement de l’Investissement (OADI). Elle explique comment cette initiative cherche et œuvre à offrir des couvertures d’assurance avantageuses et adaptées aux besoins spécifiques des investisseurs, tout en s’alignant sur les objectifs stratégiques de l’État pour soutenir et promouvoir l’investissement.
Revue de L’ASSURANCE : En quoi consiste la Convention-cadre signée entre la CAAT et l’OADI ?
Mme Kaouah Kaid Yasmine : Il s’agit d’une Convention-cadre globale entre la CAAT et l’Organisation Algérienne pour le Développement de l’Investissement (OADI). L’idée est de proposer des couvertures d’assurance avec des tarifs préférentiels et des propositions techniques avantageuses pour tous les adhérents de cette Organisation. Une des particularités de cette convention est qu’elle permet aux investisseurs souhaitant s’installer, en Algérie, de bénéficier de négociations directes avec notre compagnie d’assurance, permettant d’étudier en profondeur leurs besoins spécifiques. Nous avons également pris en compte les spécificités liées à l’export, vers d’autres pays d’Afrique et d’autres continents, ce qui nous permet de travailler plus techniquement sur les couvertures d’assurance, pour les longues distances. Cette démarche s’inscrit totalement dans la stratégie de l’État visant à soutenir l’investissement, en Algérie.
En matière de couverture assurantielle, est-ce que la CAAT propose des polices spécifiques aux investisseurs ?
Justement, dans cette convention-cadre, il y a des annexes techniques qui permettent d’avoir des spécificités que nous n’accordons pas directement. Il s’agit de taux étudiés et travaillés par nos cadres spécialisés, permettant aux investisseurs de bénéficier de tarifs préférentiels, dès le départ.
De plus, il est permis dans le cadre de cette convention de négocier, au cas par cas. Cela constitue une particularité importante de cette convention.
Cette Convention-cadre touche-t-elle tous les secteurs d’activités ?
Effectivement, nous avons inclus tous les domaines d’activité : agriculture, industrie, production, services, hôtellerie, etc. L’OADI n’a pas de spécificité ou d’orientation particulière et elle travaille avec divers secteurs. Des investisseurs étrangers, tels que des Qataris, des Saoudiens, des Turcs, ainsi que des Algériens résidant à l’étranger, souhaitent investir en Algérie. Ainsi, tous les domaines d’activité sont couverts par cette convention.
Qu’offrez-vous exactement à l’investisseur et comment est-ce que cela
marche-t-il ? Nous avons tendance à marginaliser la partie assurance, dans les procédures d’investissement, alors que c’est un maillon crucial. L’investisseur vient avec un capital et prend des risques. Une bonne couverture d’assurance lui permet de se relever, en cas de sinistre, comme un incendie. Nous accompagnons les clients dès le départ, en leur offrant expertise et conseils, pour minimiser les risques, ce qui peut aussi réduire les primes d’assurance. Nous jouons un rôle d’assureur et d’accompagnateur, tout au long de l’activité, espérant que cette culture de l’assurance se généralise grâce à des partenariats comme celui-ci.
Melissa Mokdad