REVUE DE L'ASSURANCE N°46

Le ministre des Finances, M. Faïd Laaziz, a présidé, le 29 août dernier, au siège du ministère, la première session de la série de conférence « Djalassat El Khazina », placée sous le thème de : « Redevabilité et Performances pour une croissance économique inclusive : Quel rôle pour les Start-ups ? ».

Il s’agit de rencontres périodiques organisées par la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité (DGTC) et rassemblant des cadres des institutions et des établissements financiers, des experts, des universitaires et d’autres intervenants. Ce faisant, le ministre établit un nouvel espace d’échange, autour des questions économiques.

Dans son allocution d’ouverture, M. Faïd a mis l’accent sur l’importance de la redevabilité, en affirmant qu’elle est « essentielle pour une gouvernance efficace et une croissance économique durable ». M. Faïd a appelé à une « réforme profonde du secteur financier, notamment par la généralisation des contrats d’objectifs et de performance », visant à rendre les responsables directement redevables des objectifs fixés. Le ministre a également plaidé pour une
« extension de cette approche à tous les secteurs », soulignant que l’Inspection Générale des Finances (IGF) « doit évoluer vers l’audit de la performance et l’évaluation des politiques publiques. »

Intervenant dans le débat, M. Seba Hadj Mohamed, Directeur Général du Trésor a estimé, de son côté, que ces assises visent à créer un « environnement propice à la réflexion sur la gouvernance, la gestion et la comptabilité.

» Il a expliqué que « la redevabilité est un principe clé, pour une gouvernance transparente, renforcée par la Loi organique 18-15. » M. Seba a exprimé sa « satisfaction de la mise en place de cet espace » qui, a-t-il ajouté, encourage la « réflexion collective et améliore la gestion des ressources publiques. »

Invité d’honneur de ce premier rendez-vous de dialogue économique, l’ancien ministre et professeur en finance internationale, M. Boukrami Sid Ali a salué le rôle de l’Algérie sur la scène internationale, notamment dans les réformes politiques et financières. Il a appelé à une « comptabilité rigoureuse » et a insisté sur « l’importance du patriotisme et de la redevabilité pour améliorer la gouvernance. »

En ce qui concerne le rôle des startups, c’est M. Yacine El Mahdi Oualid, ministre de l’Économie de la Connaissance, des Startups et des Microentreprises, qui a été sollicité pour partager son expérience en la matière. Il a abordé l’évolution des startups, en Algérie, ainsi que le rôle de ce ministère. Il a expliqué que la création de ce dernier vise à « dépasser les défis économiques hérités et à encourager l’innovation pour diversifier l’économie. » M. Yacine Oualid a soutenu que l’Algérie « doit investir dans la recherche, le développement et l’éducation collective. » Y était également présent, M. Bibi Triki Karim, ministre de la Poste et des Télécommunications qui a affirmé que la « redevabilité doit, parfois, nécessiter une réévaluation des priorités. » Il a insisté sur l’importance de « gérer les Fonds publics, avec intégrité, et de garantir une gestion réfléchie des ressources. » Les Assises du Trésor représentent une avancée importante dans le débat économique, en Algérie. Elles promettent de favoriser l’intelligence collective et le progrès durable.

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