REVUE DE L'ASSURANCE N°46

Cette rencontre a réuni les professionnels du domaine de l’économie et de la finance : compagnies d’assurances, banques, Bourse d’Alger, Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (COSOSB) et experts. Elle a été l’occasion de mettre en lumière l’importance cruciale d’assurer une redevabilité rigoureuse et d’atteindre des performances optimales, pour favoriser une croissance économique inclusive. Le thème choisi, pertinent et opportun, souligne également la nécessité, pour les institutions, de maintenir des standards élevés de gestion et de gouvernance, adaptés aux défis économiques et sociaux actuels et de promouvoir une culture de la redevabilité où chaque acteur, des dirigeants aux cadres intermédiaires, est responsable de ses actions. Deux invités de marque y étaient présents : il s’agit du Pr Boukrami Sid Ali et de l’économiste de renommée internationale, M. Arezki Rabah.

Le Pr Boukrami a évoqué « le lien étroit entre l’éthique et la redevabilité », insistant sur leur « importance envers la société, envers le pays et envers les parties qui nomment les responsables, en fonction également des résultats obtenus. » Il a affirmé que, bien « qu’elle soit difficile à quantifier directement, l’éthique peut être intégrée à la redevabilité et à l’évaluation de l’impact dans la gestion des affaires publiques. »

Pour sa part, M. Arezki a enrichi le débat en partageant ses observations sur les bonnes pratiques de gouvernance économiques dans d’autres pays. Il a « encouragé les participants à s’en inspirer, tout en tenant compte des spécificités de notre pays, dans le secteur des assurances et autres. » Il a souligné que « la bonne gouvernance, la responsabilité et la transparence sont des conditions à remplir, absolument, pour améliorer la gestion des finances publiques dans le pays. » Pour sa part, M. Berrah Abdelhakim, Délégué général de l’UAR, a relevé que cette initiative s’inscrit dans le renforcement de « la confiance avec les citoyens et améliorer l’image de la place financière algérienne, tant sur le plan national qu’international. » Précisant que ce séminaire fait partie d’une série de rencontres, programmées en collaboration avec la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité (DGTC/Ministère des Finances), visant « le renforcement des capacités des cadres », il a indiqué que « nous sommes convaincus que chaque responsable, à tous les niveaux,


Par Soraya Mokrane doit rendre des comptes » et que « tous les responsables doivent être redevables à la société et aux structures qui les ont nommés. » Il a ajouté qu’« en général, il est entendu que les responsables doivent rendre des comptes et appliquer le principe anglais de complain or explain qui signifie que, lorsqu’on fait une déclaration ou prend un engagement, il faut, soit le réaliser, soit expliquer pourquoi cela n’a pas été possible ; fournir une explication convaincante pour justifier le manquement ; et on ne peut pas travailler sans rendre des comptes. »

Il est ressorti de la rencontre, la première du genre sur un thème aussi important qu’est la redevabilité, que les participants ont insisté sur la nécessité « d’élargir les contrats de performance et de promouvoir la culture de la redevabilité et de la transparence au sein des institutions financières. » L’adhésion des compagnies d’assurances à cette démarche est totale, car ces mesures devraient permettre de « renforcer la gouvernance » du secteur et de contribuer à une « croissance économique plus inclusive et durable. »

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