LA UNE

« Les paiements en ligne ont connu, est-il indiqué dans ledit rap- port, une augmentation de 61% sur un an, atteignant 51,9 milliards de dinar. Cette évolution met en lumière le fait que la société vive une époque de change- ment rapide. Il est, toutefois, trop tôt pour crier victoire, car il semble difficile de vaincre les réticences, -au demeurant compréhensibles, que le paiement digital a suscitées chez les usagers. Tout comme dans d’autres secteurs, ces réticences sont observables dans le marché des assurances. Dans le présent numéro de la Revue de L’ASSURANCE, des professionnels du secteur des assurances et des experts connus pour leur expertise en matière de nouvelles technologie et de paie- ment électronique mesurent le chemin parcouru et posent de nouvelles pistes de progression. Ainsi, par exemple, la SAA explique par la voix de son Directeur des finances, M. Reguig Hamza Salim, qu’avant la parution de l’Article 207 de la Loi de Finances 2025, il y’avait une réticence de la part de la clientèle, la plupart des assurés particuliers, réglaient leurs contrats d’assurances en espèce et par chèque ; et que seule une minorité utilisait le paiement

électronique. Maintenant, poursuit-il dans son explication, cette réticence connaît une tendance baissière et les clients commencent à avoir confiance et apprécier ce nouveau mode de paiement.

M. Reguig passe en revue les efforts déployés pour faire évoluer les pratiques en matière de paiement électronique, relevant que la compagnie a progressivement fourni des terminaux de paiement électronique (TPE) dans ses agences, rappelant que cette initiative a démarré, en 2016, par une première Convention signée avec la BADR pour l’installation de 62 TPE dans autant d’agences-pilotes et s’est étendue à l’ensemble des 600 agences du réseau de cette banque. Ces efforts ont payé, puisque la SAA a dépassé les 300 millions DA en transactions directes, en 2024, via les solutions de paiement électroniques, comme le met en lumière son collègue M. Ahriz  Adlane, Directeur de la Communication, de l’lnnovation et de la Transformation Digitale. Cependant, il n’en reste pas moins vrai que beaucoup demeure encore à faire dans ce domaine à l’échelle du secteur. Pour M. Grar Younès, expert en TIC, les assurances doivent impérativement diversifier leurs services et innover pour fidéliser leurs clients et s’adapter aux nouvelles attentes du marché. Ce travail d’innovation, estime-t-il, passe forcément par une collaboration étroite avec les start-ups, en particulier celles actives dans les FinTech et les InsurTech, soulignant que ces jeunes entreprises suivent de près les tendances mondiales et apportent des solutions nouvelles, adaptées aux réalités algériennes.es et même les populations les plus pauvres sont passées à ce système de paiement. Au Brésil, un système de paiement instantané a été mis en place. Là encore, ce pays a vu immédiatement une progression très forte de l’inclusion financière. Nous pouvons égale- ment évoquer l’exemple de la Jordanie qui a réussi à faire décoller les transactions électro- niques permettant, ainsi, de faire reculer l’économie informelle et de constituer un historique de données qui permettrait d’accéder à d’autres services financiers, un crédit, une épargne, voire une assurance. Voilà, donc, quelques exemples que nous voulons citer. Et cela est possible, en Algérie.

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