LA UNE

Le délégué général de l’UAR, M. Berrah Abdelhakim, a insisté sur l’importance fondamentale de la sensibilisation :

« Cet Atelier a pour objectif de mieux faire connaître les réglementations en vigueur, notamment celles liées à la CTRF et à la protection des données personnelles, afin d’offrir aux compagnies d’assurance et aux institutions financières un cadre clair et sécurisé. » Outre le volet stricte- ment juridique, la dimension technologique est, désormais, un facteur clé de vigilance. « L’intelligence artificielle et les nouvelles technologies, bien qu’apportant des solutions innovantes, peuvent aussi générer de nouveaux risques et il est essentiel de les identifier et de les anticiper », a-t-il ajouté.

L’Atelier a également mis en lumière un enjeu de taille : la lutte contre le blanchiment d’argent, un phénomène qui représente une menace directe pour la crédibilité et la stabilité des institutions financières. Maître Moundji Maoui, avocat, docteur en droit et auteur d’un ouvrage de référence sur la Loi n°18-07 relative à la protection des per- sonnes physiques dans le traitement des données à caractère personnel, a alerté sur les dangers d’un manque de vigilance dans ce domaine. « Il ne faut pas voir la lutte contre le blanchiment d’argent comme une simple obligation légale ou un dispositif de sanction », a-t-il indiqué en relevant que « c’est, avant tout, une question d’éthique et de responsabilité collective » et que « chaque manque- ment se répercute sur l’ensemble de l’économie, limitant les ressources publiques et freinant les investissements. » « Moins de contrôle, c’est moins d’infrastructures, moins d’hôpitaux, moins de services essentiels », a-t-il résumé. Dans le prolongement de cette réflexion, l’Atelier a égale- ment mis en évidence un constat plus large : la gestion du risque juridique ne peut plus être traitée de manière réactive, a révélé cette rencontre. Elle doit être intégrée dans une approche globale, où la réglementation, la technologie et la formation des équipes sont des piliers indissociables. L’UAR, consciente des enjeux, entend poursuivre cette dynamique, en mettant l’accent sur l’accompagnement des acteurs du secteur et l’optimisation des stratégies de gestion des risques. L’objectif étant de doter les compagnies d’assurance et les institutions financières des outils nécessaires pour évoluer dans un environnement sécurisé et résilient.

Article similaire