REVUE DE L’ASSURANCE N°48

La première intervention a porté sur le management du risque, expliquant comment les compagnies d’assurance peuvent mettre en œuvre une stratégie efficiente, en matière de gestion des risques. Cette communication, présentée par le Directeur des risques construction à la CASH, en l’occurrence M. Mefidene Mourad, a mis en lumière les exigences devant être satisfaites pour assurer la maitrise des risques, en particulier dans les projets de construction. Évoquant, par la suite, les principales stratégies de gestion des risques favorisant cette efficience, il mentionne, en premier lieu, celle permettant l’évitement du risque. Cette approch- consiste principalement, à modifier le plan du projet afin d’éliminer les risques jugés inacceptables par l’entreprise. En second lieu, est mise en avant    la stratégie de financement du risque, qui peut se traduire soit par la sous-traitance ou, alors, par le transfert du risque à un assureur. La troisième démarche de gestion de risque à entreprendre est une atténuation de celui-ci. Elle consiste à mettre en œuvre des actions de protection et de prévention, l’objectif étant de diminuer l’intensité du risque à sa survenance. Une stratégie de gestion efficace suppose, de surcroît, la mise en œuvre du système ISO 31000 2009 qui inclut tous les risques. Pour conclure, la gestion des risques dans un projet de construction, est cruciale quant à l’achèvement de la réalisation dans les délais tout en respectant les critères de qualité et de coût. En intégrant tous ces éléments, la gestion des risques permet, donc, de mieux anticiper les problèmes potentiels, d’optimiser l’utilisation des ressources et de garantir une communication claire, transparente avec toutes les parties prenantes.

La seconde communication présentée par Mme Nedil Daouia, Directrice Responsabilité Civile (RC) et Risques divers à la CASH, porte sur la police Responsabilité Civile (RC). Dans ce produit d’assurance, il s’agit de transférer la réparation du dommage qu’on cause à autrui. L’oratrice a d’abord, défini la notion de « Responsabilité » consistant à « accepter de supporter les conséquences de nos actes et de répondre aux dommages causés par autrui. » L’experte de la CASH a souligné également que la RC « est la seule responsabilité assurable. » Elle ajoute par la suite, qu’« il s’agit d’obliger une personne ayant un sens de la responsabilité -les enfants en sont exclus- de réparer un dommage causé à autrui. » Cette réparation peut se faire soit en nature, par la remise en état du bien endommagé, soit de manière pécuniaire par le versement d’une indemnité.

Poursuivant sa communication, Mme Nedil Daouia a expliqué qu’il y a deux types de Responsabilités civiles :

« la responsabilité civile délictuelle ou quasi délictuelle, quand la réparation du dommage causé à autrui s’effectue en dehors d’une relation contractuelle ; et la responsabilité civile, c’est-à-dire contractuelle. » Elle a relevé que la Responsabilité civile est engagée lorsqu’il y a « une faute, un fait dommageable, et un lien de causalité entre la faute et le dommage. » La quasi- totalité des assurances RC sont obligatoires pour protéger les intérêts des victimes. Par ailleurs, les principaux produits RC destinés aux entreprises sont les suivantes : la RC exploitation et la RC produit livré. La première est obligatoire. Elle répond à un dommage causé par l’assuré dans le cadre de l’exercice de son activité à autrui. La seconde police est la RC produit livré, une assurance qui couvre les dommages causés dans le cadre de la livraison d’un produit du fait de son utilisation, ou du fait de sa consommation.

La troisième communication présentée par M. Djabi Idir, Directeur régional à CASH Assurances a concerné les risques émergents à l’exemple des risques technologique, des cyber-risques, des risques liés à la chaine logistique et des risques climatiques (tempêtes, tornades et cyclones, inondations, sécheresses). À l’échelle mondiale, ces derniers ont coûté, en 2023, environ 498 milliards de dollars et les pertes des compagnies d’assurance se sont élevées à 118 milliards de dollars. Les sinistres de ce type se multiplient et prennent plus d’intensité. Concernant les cybers risques, « les attaques touchent aussi bien les grandes entreprises que les petites et moyennes entreprises » et « l’Amérique du nord et l’Europe sont les plus touchés par les cyberattaques, représentant 55% des incidents. L’Asie et le Moyen Orient suivent avec 20%. » Pour M. Djabi Idir, « ces cyber-attaques ont été favorisées, en particulier, par des facteurs comme l’obsolescence technique et la défaillance des systèmes informatiques. » Concernant les risques logistiques, les entreprises doivent s’adapter aux dérèglements des chaines d’approvisionnement international, notamment par la diversification des fournisseurs », a-t-il suggéré.
Enfin, la quatrième communication a porté sur les pro- duits et services de la CNEP-Banque. Elle a été présentée par M. Tabli Hocine, Directeur commercial à la CNEP- Banque. M. Tabli a d’abord abordé les résultats de la banque : « son total bilan est de 2100 milliards de dinars et son résultat net s’est établi à 19 milliards de dinars, en 2023. » Le Directeur commercial a souligné que la CNEP-Banque est le premier créateur de cartes magné- tiques, en Algérie. Il est à noter, aussi, la mise en œuvre, annoncée pour 2025, du partenariat conclu entre la CNEP-Banque et CASH Assurances. Ce partenariat va permettre à CASH Assurances de commercialiser ses produits via le réseau de cette banque.

Article similaire