Une nouvelle ère commence pour cette profession :
L’ASSOCIATION ALGÉRIENNE DES ACTUAIRES OFFICIELLEMENT LANCÉE
Le lancement officiel de l’Association Algérienne des Actuaires (ALGAA -Algerian Association of Actuaries-), le 21 juin dernier, marque une étape significative dans la modernisation du secteur des assurances. À cette occasion, plusieurs intervenants ont souligné l’importance stratégique de l’actuariat dans l’évaluation et la gestion des risques.
L’heure est à une plus grande implication des actuaires dans la dynamique de développement des assurances. Le lancement officiel de l’Algerian Association of Actuaries (ALGAA), le 21 juin 2025, constitue une avancée majeure dans le processus de modernisation du secteur.
La cérémonie, organisée à l’auditorium de l’École nationale supérieure de statistique et d’économie appliquée (ENS- SEA) de Koléa, a mis en lumière le rôle central de l’actuariat dans la maîtrise des risques par les compagnies d’assurance, et, par extension, dans la consolidation de leur santé financière.
L’heure est à une plus grande implication des actuaires dans la dynamique de développement des assurances. Le lancement officiel de l’Algerian Association of Actuaries (ALGAA), le 21 juin 2025, constitue une avancée majeure dans le processus de modernisation du secteur.
La cérémonie, organisée à l’auditorium de l’École nationale supérieure de statistique et d’économie appliquée (ENS- SEA) de Koléa, a mis en lumière le rôle central de l’actuariat dans la maîtrise des risques par les compagnies d’assurance, et, par extension, dans la consolidation de leur santé financière. Le président de l’Union algérienne des assurances et réassurances (UAR), M. Benmicia Youcef, présent à cet évènement, a souligné dans son intervention l’importance de cette nouvelle structure pour le secteur. « Je suis convaincu que cette association apportera vitalité et valeur ajoutée au secteur des assurances. L’activité actuarielle est cruciale pour les domaines financier et assurantiel. Sa structuration, son homologation et sa reconnaissance sont, désormais, entre vos mains », a-t-il déclaré. M. Benmicia a également insisté sur la nécessité pour l’association de s’ouvrir à la collaboration avec les autres acteurs du secteur, afin d’élever le niveau professionnel et de renforcer la visibilité des compétences algériennes, tant à l’échelle nationale qu’internationale. « En tant que président de l’UAR, je vous apporte tout mon soutien, pour faire de cette association un espace d’échange, de rencontres et de contribution au développement du secteur et de l’économie nationale », a-t-il affirmé. Il ressort des différentes interventions que le développement de l’actuariat, en Algérie, a connu un chemin difficile. Plusieurs cadres du secteur des assurances et enseignants universitaires ont œuvré, de concert, pour faire naître la formation en actuariat, aujourd’hui consolidée. M. Naouri, expert en assurances et l’un des précurseurs de la formation actuarielle, en Algérie, a retracé les débuts de cette spécialité. « Cela a commencé avec quatre promotions de post-graduation en actuariat. Malheureusement, cette formation a été suspendue. Une partie des diplômés a quitté le pays, mais la majorité est restée », a-t-il souligné. Il a également évoqué les erreurs du passé : « Au début, on ne savait pas quel rôle devait jouer un actuaire, dans une compagnie. Certains ont été affectés aux services techniques, perdant ainsi leur statut d’actuaire. » Il observe, toutefois, une nette amélioration dans la perception de cette profession, au fil du temps : « Aujourd’hui, l’actuariat a atteint un niveau appréciable. Des écoles supérieures enseignent, désormais, l’actuariat et le risk management », s’est-il réjoui, avant d’ajouter que « si nous passons à un système de solvabilité basé sur les risques, l’actuaire jouera un rôle encore plus crucial » et « l’activité actuarielle a de beaux jours devant elle. » Il a conclu son intervention par un message d’encouragement : « Certification des comptes, sécurité sociale, retraite, marché boursier… Il y a tant à faire. Vous êtes l’élite, vous avez un excellent niveau. À vous de vulgariser votre métier, de vous engager, de vous imposer. » De son côté, Mme Boutabba Kahina, Secrétaire générale de l’association, a cité plusieurs établissements où l’actuariat est enseigné : l’INPS (où une option actuariat est proposée en 5ème année), ainsi que les universités de Tamanrasset et Constantine. Elle a mis l’accent sur la nécessité d’un meilleur accompagnement des jeunes actuaires : « Une vingtaine d’actuaires vont, bientôt, intégrer le marché du travail. Nous allons les encadrer, les orienter, et éviter qu’ils ne soient absorbés par des fonctions techniques.
Nous accompagnerons également les étudiants en fin de cycle dans leurs stages. Nous préparons déjà la relève. » Elle a précisé que la moyenne d’âge des actuaires membres de l’association se situe entre 40 et 42 ans. Pour sa part, le président de l’Association algérienne des actuaires, le Professeur Zerrouki, a rappelé que l’on recense actuellement 45 000 actuaires dans le monde, dont 2 600 en France. En Algérie, ils sont à peine 45. « Le métier d’actuaire est, aujourd’hui, l’un des mieux rémunérés dans le monde », a-t-il, enfin, relevé.
Khaled Remouche