Mme Cherchali Imène, Directrice chargée de l’Innovation et du Digital à ALLIANCE assurances :
NOUS OFFRONS TOUTE UNE GAMME DE PRODUITS DESTINÉS AU SECTEUR DE LA CULTURE

Bien que les acteurs du secteur de la culture ne se bousculent pas au portillon, pour souscrire à des assurances couvrant les risques liés à leurs activités, chez ALLIANCE Assurances, on aura tout prévu pour répondre aux besoins d’éventuels clients. Certains y souscrivent déjà de manière permanente. D’autres,
occasionnels, pour des événements ponctuels. C’est, du moins, ce qu’affirme la responsable de l’Innovation et du Digital, au sein de la compagnie dirigée par M. Khelifati Hassen.
Mme Cherchali Imène, Directrice chargée de l’Innovation et du Digital, souligne qu’ALLIANCE Assurances propose « toute une gamme de produits d’assurances, spécialement conçus pour répondre aux besoins spécifiques des activités et des objets d’arts dans le secteur culturel »
Il s’agit, précisément, d’un ensemble de produits dont l’Assurance Responsabilité Civile (RC) destinée à protéger les organisateurs d’événements culturels contre les dommages corporels, matériels et immatériels causés aux tiers, l’Assurance Multirisque Professionnelle, laquelle couvre les risques pouvant toucher les locaux, les matériels et équipements utilisés dans le cadre d’activités culturelles, l’Assurance Transport qui protège les œuvres d’art et autres objets culturels, pendant leur transport, à l’occasion des expositions itinérantes, par exemple, que ce soit sur le territoire national ou à l’étranger, alors que l’Assurance Annulation couvre, pour sa part, les pertes financières, en cas d’annulation d’un événement culturel, pour des raisons imprévues et, enfin, l’Assurance Non Comparution protégeant contre les pertes liées à l’absence d’un artiste ou d’un intervenant-clé.
Des collections d’art et des instruments de musique de grande valeur assurés
L’invitant à citer des exemples d’événements ou d’objets que la compagnie ALLIANCE Assurances a eu à couvrir ou qu’elle couvre encore, Mme Cherchali déclare que cette société a déjà eu à le faire, pour des « festivals de musique, des expositions d’art, des représentations théâtrales, et des tournées de concerts. » Quant aux objets culturels toujours assurés, notre interlocutrice évoque « des collections d’art, des instruments de musique de grande valeur et des équipements de scène, sophis tiqués. » Sur ce chapitre, les catégories de clients de la compagnie « varient des grands organisateurs d’événements aux galeries d’art, de musées, des compagnies de théâtre, des orchestres, et des artistes individuels. » Elle précise, en sus, que « nous servons, à la fois, des clients permanents, avec des contrats annuels et des clients occasionnels, pour des événements ponctuels. »
« Une part significative dans le chiffre d’affaires»
Au sujet des assurances obligatoires dans le domaine culturel, Mme Cherchali indique qu’elles existent, bel et bien, dont « la Responsabilité Civile Organisateur » qui « est souvent exigée pour la tenue d’événements publics. » De plus, « certaines institutions culturelles imposent des assurances spécifiques, pour la protection des œuvres prêtées ». Sans donner de chiffres précis sur la part du secteur de la culture dans le chiffre d’affaires de la compagnie, notre interlocutrice affirme, simplement, que « le secteur de la culture représente une part significative de notre chiffre d’affaires, témoignant de notre engagement à soutenir ce domaine dynamique et essentiel. »
Les raisons d’une désertion à corriger
À notre question de savoir si les acteurs de la culture, en Algérie, sont peu enclins à souscrire à des assurances et comment cela pourrait-il être expliqué ? Mme Cherchali confirme l’appréciation et reconnaît qu’« effectivement, certains acteurs culturels peuvent être réticents à souscrire à des assurances. » De son point de vue, « cette attitude peut s’expliquer par un manque de sensibilisation aux risques spécifiques de leur secteur, des contraintes budgétaires ou une perception erronée des coûts associés aux assurances.
Grands axes d’une stratégie à déployer

Enfin, existerait-t-il une stratégie, chez ALLIANCE Assurances, visant à amener ces acteurs à davantage d’intérêt pour les assurances ? L’experte estime, à juste titre, que l’état actuel des choses exige effectivement le développement d’une « stratégie globale pour accroître l’intérêt des acteurs culturels pour les assurances. » Elle la décline en « quatre points essentiels, via des actions ciblées, à savoir : la planification de campagnes de sensibilisation, pour informer sur l’importance de la couverture des risques ; le développement d’offres adaptées et abordables, en proposant des produits spécifiquement conçus, pour répondre aux besoins et aux budgets des acteurs culturels ; le développement de partenariats stratégiques par la collaboration, avec des associations et des institutions culturelles, pour promouvoir l’assurance, et, enfin, l’organisation d’ateliers éducatifs et la tenue de sessions d’information, pour éduquer sur les avantages des assurances. »
Sur la bousculade tragique, survenue, le 22 août 2019, lors d’un concert du rappeur Soolking, au stade du 20 Août 1955 d’Alger, et qui aura fait cinq morts et dix-sept (17) blessés, Mme Cherchali admet qu’en effet, « l’absence d’assurance appropriée peut, dans ces cas, aggraver les conséquences financières et logistiques de tels incidents » et qu’ « une assurance adéquate aurait pu couvrir les frais médicaux et d’indemnisation des victimes, offrir une protection financière aux organisateurs et, peut-être, même imposer des normes de sécurité plus strictes. » Elle soutient qu’« il est, cependant, crucial de souligner que l’assurance ne remplace pas les mesures de sécurité nécessaires pour prévenir de tels drames. »
En tant que compagnie, ALLIANCE Assurances, par la voix de sa directrice Innovation et Digital, formule l’espoir d’un « renforcement de la confiance des acteurs culturels envers les assurances et, ainsi, contribuer à la sécurité et à la pérennité de ce secteur vital. »
Yasmina Ferchouch