REVUE DE L'ASSURANCE N°46

L’objectif à travers cette convention est de présenter une offre assurantielle complète aux investisseurs adhérents à cette organisation incluant la formation, l’accompagnement, en particulier à toutes les étapes de leurs projets avec comme finalité la préservation de leur patrimoine.

La CAAT met le cap sur l’accompagnement des investisseurs dans leurs projets d’investissement. A cet égard, elle a conclu récemment avec l’organisation des chefs d’entreprise OADI (organisation algérienne de développement de l’investissement) un accord-cadre en matière d’assurance.

Cet arrangement s’inscrit dans le cadre « de l’orientation de la CAAT vers le soutien à l’économie nationale et le renforcement de l’écosystème investissement en Algérie », lit-on dans le communiqué de presse rendu public à l’occasion de cet évènement. Cette entente vise pour la CAAT à présenter des offres assurantielles complètes aux investisseurs en Algérie, y compris la couverture des risques majeurs, la couverture des risques dans différents secteurs, l’assurance du patrimoine ainsi que les diverses assurances qui couvrent les besoins des investisseurs. L’avantage pour les investisseurs de l’OADI est que les offres de la CAAT sont accordées à titre préférentiel et à des prix concurrentiels. L’arrangement, lit-on dans le communiqué, représente un « pas important vers la mise en œuvre de la stratégie de la compagnie d’assurance CAAAT ». Elle consiste en particulier à ce que cette compagnie soit un partenaire stratégique majeur pour les investisseurs.

Au cours de la conférence de presse organisée conjointement avec le Président de l’OADI, M. Sais Nacer, PDG de la CAAT, a fourni d’autres détails sur cette convention. Il a précisé que cet accord cadre « ne porte pas uniquement sur l’assurance, mais sur beaucoup d’autres aspects notamment la formation, l’accompagnement dans le sens de la sensibilisation à l’importance de l’assurance dans le cadre de la réalisation des projets d’investissement, à la connaissance des risques qui sont liés à une opération d’investissement et comment les assurer ». Dans une seconde étape, il s’agit pour la CAAT de fournir « toutes les garanties qui puissent mettre l’investisseur à l’abri d’un préjudice financier ». Cet accord- cadre, a ajouté M. Sais, est « appelé à évoluer ».

«Evidemment la convention n’est pas quelque chose de figé. Elle évolue en fonction de la demande et de la qualité des projets. Nous sommes amenés à améliorer cet accord, à revoir la tarification en fonction de l’importance des projets », a indiqué M. Sais. Il a précisé par la suite le cadre d’intervention de sa compagnie en matière d’accompagnement de l’investissement, de façon plus claire. « L’investissement notamment de production passe par plusieurs étapes : étape de l’acquisition du terrain, étape de l’obtention des agréments, étape du financement, Dans toutes les opérations d’investissement, il y a un apport personnel de l’investisseur, une prise de risque personnel. A l’évidence il n’y a aucune banque dans le monde qui finance un projet sans qu’il soit adossé à un contrat d’assurance. L’assurance est, à cet égard présente dans tous les maillons de l’opération d’investissement.

Un projet peut être exposé à des dommages provenant de plusieurs sources de risques aléatoires liés à la construction ou la réalisation ou carrément provenant de phénomènes naturels ». Par ailleurs, poursuit-il, « à la veille de l’entrée en exploitation du projet, vous pouvez perdre en partie ou en totalité votre investissement. L’Assurance est là justement pour protéger l’investisseur, pour protéger la banque de financement de ces risques. Avec l’apport financier de l’assurance, l’investisseur peut reconstituer son projet. Concernant la couverture des risques liés à l’investissement, il n’y a pas uniquement l’assurance exploitation, il y a également les assurances liées à l’importation d’équipements, de matières premières ». Ce champ d’intervention intègre, a-t-il noté, « tout ce qui concourt à la réalisation et à l’exploitation en particulier d’un projet industriel ». Le premier responsable de la CAAT a affiché, en outre, les avantages de cet

accord pour les investisseurs. « Le premier avantage qu’offre la CAAT est sa solvabilité. C’est une société qui jouit de moyens financiers importants ou une force financière importante qui lui permettent d’indemniser ses clients quel que soit le montant du sinistre. La CAAT est « la première société en Algérie dans l’assurance des entreprises du point de vue du chiffre d’affaires ». Le manager de la CAAT énumère d’autres avantages : « la connaissance de la couverture d’assurance des projets notamment industriels, la position de la CAAT dans le marché des réassurances, outre le fait que l’assurance de projets industriels d’envergure nécessite le support de la réassurance. La CAAT jouit en ce sens de relations très importantes avec les plus grands groupes de réassurance à l’échelle mondiale ». La CAAT peut ainsi assurer de grands projets d’investissement.

A noter que l’OADI regroupe 600 adhérents, généralement des dirigeants de Startups, de microentreprises et de PME. L’essentiel de ses adhérents ne sont pas, autrement dit, des grandes entreprises.

Mais elle compte aussi de « grandes entreprises qui ont des mégaprojets », comme l’explique son président, M. Omari Fayçal. Concernant ses missions, l’OADI accompagne les adhérents dans leurs démarches administratives. L’organisation leur fournit, par ailleurs, une assistance juridique. « Elle les aide à aplanir les difficultés dans la réalisation de leur investissement », a relevé M. Omari. L’OADI couvre, en outre, divers secteurs tels que l’agriculture, le tourisme et l’industrie. Elle est présente dans 15 wilayas. M. Omari a ajouté que les jeunes porteurs de projets peuvent adhérer à cette organisation. Ils bénéficieront du soutien de l’OADI. En somme, avec l’accompagnement de la CAAT, l’OADI, lit-on dans le texte rendu public par cette organisation soutient, en somme ses adhérents « dans la préservation de leurs biens mobiliers et immobiliers ». La signature de cette convention qui offre selon le Président de l’OADI « plus d’avantages, pourrait inciter d’autres investisseurs à adhérer à cette organisation », a conclu M. Omari.

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