REVUE DE L'ASSURANCE N°45

Il a évoqué, à ce propos, la faible contribution du sec- teur au PIB, la faible densité d’assurance et le faible taux de pénétration des assurances de masse. Le PDG de la CAAT a fait rappeler que la contribution du marché national des assurances au PIB de notre pays n’oscille qu’entre 0,6% et 0,7%, bien en deçà de la moyenne mondiale qui se situe entre 7% et 8%. La densité d’assurance est de seulement 14 dollars par habitant, en Algérie, là- aussi loin des 100 à 120 dollars observés dans les pays développés. Même constat pour ce qui est de la pénétration des assurances de masse, avec seulement 3% de logements qui sont couverts par une assurance Multirisques Habitation. De même, les assurances Vie et les produits d’épargne sont quasiment inexistants, relève M. Saïs.

Dans la foulée, le premier responsable de la CAAT a sou- ligné l’impératif pour le marché algérien des assurances de jouer un rôle plus dynamique dans l’économie nationale. Il a plaidé en faveur d’un renforcement de la participation de ce secteur à la réduction du déficit budgétaire. Il a mis en évidence la possibilité de contribuer à la diversification des sources de financement de l’État, en augmentant les recettes fiscales indépendamment des revenus pétroliers. Ainsi, M. Saïs insiste, persiste et signe : « L’inclusion financière ne se décrète pas ! » « C’est un processus continu qui nécessite l’engagement de tous les acteurs concernés », a-t-il mis en avant. Pour remédier au retard et aux dysfonctionnements constatés, M. Saïs a avancé quelques solutions et pistes de développement. Il a, ainsi, mis l’accent sur la nécessité d’améliorer la solvabilité des sociétés d’assurance, en renforçant les rôles et missions de supervision du secteur et en instaurant de nouvelles règles de solvabilité pour assurer la pérennité des entreprises. Aussi, il a recommandé le développe- ment de l’assurance Vie et de l’assurance de Capitalisation pour répondre aux besoins d’épargne des ménages. Il a souligné également toute l’importance de lutter contre la concurrence déloyale « destructrice de valeurs».

Son plaidoyer est en faveur d’une démarche qui puisse favoriser une concurrence « basée sur l’innovation et la qualité de service, plutôt que sur les prix. » Par-là même, le PDG de la CAAT a réitéré l’impératif de la digitalisation des services d’assurance, afin de moderniser le marché national et de rendre les prestations d’assurance plus accessibles, en ligne.

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